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6 questions à propos du TGV

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Un porte-parole de la SNCF répond aux questions des lecteurs de Touslesbudgets.com sur l’évolution de l’offre TGV et le prix de ses billets.

TLB : Le taux de la TVA sur les transports est passé de 7 à 10% au 1er janvier 2014. Quel a été l’impact sur le prix des billets de TGV ?

SNCF : La SNCF n’a pas augmenté ses tarifs. L’augmentation de 2,8% du prix du billet au 1er janvier 2014 correspond à l’impact de la hausse de TVA.

TLB : Après 33 ans d’exploitation, comment se porte le TGV ?

SNCF : L’activité TGV se porte bien : plus de 2 milliards de voyageurs transportés depuis son lancement en 1981, près de 130 millions de voyageurs par an, dont près de 26 millions de voyageurs en développement constant (SNCF détient près de 50% de part de marché dans le transport grande vitesse de voyageurs en Europe). Globalement, TGV résiste bien à la crise, avec un taux d’occupation stable et supérieur à 70%, comme l’a indiqué notre Directrice Générale. Le TGV est un moyen de transport très tourné vers les loisirs et dans le contexte de 2013 (crise, météo défavorable…), notre activité témoigne d’une grande résilience, surtout si on la compare à d’autres secteurs comme l’habillement, qui a reculé de deux points, le cinéma et les parcs d’attractions, qui ont baissé plus encore. Nous avons su nous adapter en allant chercher les clients, notamment grâce à notre politique de petits prix, un segment sur lequel on a fait croître l’offre de 25%.

TLB : Au niveau du coût du trajet, le TGV reste-il compétitif face aux autres modes de transports (avion, covoiturage…) ?

SNCF : TGV est compétitif face aux autres modes de transport. Par rapport à l’avion, lorsque le temps de trajet est de 2h, la part de marché s’élève à 90-95%, et pour un temps de trajet de 3h, la part de marché TGV est d’environ 65%. TGV a dorénavant une part de marché supérieure à l’avion sur les trajets nationaux entre Paris et Marseille, Paris et Montpellier, Paris et Lyon, Paris et Strasbourg, Paris et Bordeaux, Paris et Nantes, Paris et Rennes, Paris et Toulon, Paris et Perpignan ou encore Paris et Lorient. De plus, avec Ouigo, la SNCF a gagné des parts de marché face à l’avion sur l’axe Sud-Est. Concernant le covoiturage, la SNCF s’intéresse à ce marché qui est encore un marché en développement. Notre cœur de métier est de transporter les personnes et nous y travaillons, notamment avec des offres comme iDBus -plus de 300 000 billets vendus-, avantageuse et respectueuse de l’environnement. Il y a de la place pour chaque acteurs sur ce marché. Rappelons tout de même les avantages du train par rapport aux autres modes de transport : un voyage de centre-ville à centre-ville, sans contrainte de bagages et la possibilité de monter à bord du train jusqu’à deux minutes avant le départ. C’est, de plus, un mode de transport respectueux de l’environnement.

TLB : Qu’en est-il, par exemple, sur un Paris-Nice, pour une famille, en période de départs en vacances, avec des cartes de réduction ?

SNCF : Prenons l’exemple d’une famille de quatre personnes. En TGV et en réservant trois mois à l’avance, le tarif sera à partir de 25€ par personne grâce à notre prix d’appel Prem’s. Avec des cartes de réduction, tout dépend du moment où vous réservez et la carte que vous possédez. La carte la plus avantageuse pour une famille est la carte de réduction Enfant+ qui est rentabilisée en un trajet. Avec une carte Enfant+ et un enfant de moins de 12 ans, vous pourrez donc voyager à quatre (et jusqu’à cinq) avec les mêmes réductions que votre enfant, soit de 25% garantis jusqu’à 50% de réduction par billet. Toutes les autres cartes de réduction (Jeune 12-27, Week-end et Senior+) permettent de voyager avec 25% de réduction garantis jusqu’à 50%, voire 60% avec la carte Jeune 12-27. La règle reste celle de l’anticipation : plus vous anticipez, plus vous trouverez des petits prix. Les tarifs ne sont jamais dégressifs chez SNCF et augmentent par palier en fonction du taux de remplissage du train jusqu’à atteindre le plein tarif 2nde classe (tarif homologué par l’État).

TLB : Comment se compose le prix d’un billet de TGV ?

Voir infographie ci-dessous.

TLB : Pourquoi avoir lancé le service Ouigo et quel premier bilan en tirez-vous ?

SNCF : Nous avons lancé Ouigo dans un contexte de crise et de demande croissante de petits prix de la part de nos clients. De plus, Ouigo qui est l’offre à grande vitesse hyper-accessible de SNCF, est la première de ce type au monde avec un nouveau modèle de production : départ de gares périphériques, pas de service à bord, 2e bagage payant… Concernant un premier bilan de l’offre Ouigo, nous avons dépassé nos prévisions. Depuis le lancement en avril 2013, nous avons vendus plus de 2 millions de billets, 500 000 personnes ont voyagé à 10€ ou moins, dont 300 000 enfant avec un tarif à 5€. 400 000 clients nous disent qu’ils n’auraient pas voyagé du tout sans Ouigo. Quant au taux de remplissage, il était attendu et conforme à nos prévisions. L’efficacité du modèle Ouigo repose sur une capacité de transport fixe, de  1 200 places, qui ne s’adapte pas comme TGV aux variations de trafic le week-end ou la semaine. Ce choix pèse donc sur le taux de remplissage mais il minimise les aléas. Le taux de régularité de Ouigo est d’ailleurs supérieur à la moyenne des TGV, et d’ailleurs depuis décembre 2013, il y a une véritable montée en charge sur Ouigo qui fait qu’aujourd’hui le taux de remplissage est similaire à celui de TGV. Il ne faut pas oublier que l’offre Ouigo ne fêtera son 1er anniversaire qu’en avril prochain.

Propos recueillis par Benjamin Hay
©Wikimedia Commons-P.Scott

 

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