Un site d'information
proposé par
Mode de vie

A quelle famille de consommateurs appartenez-vous ?

consommateurs

Un sondage Ipsos pour Leclerc sur les habitudes des Français a permis à la grande enseigne de classifier cinq catégories de consommateurs.

Les marques cherchent toujours plus à connaître leurs clients pour identifier et répondre à leurs besoins. C’est ainsi que dans les années 2000, bon nombre de chaînes de grande distribution se sont tournées vers l’offre à bas coût, pour compenser la perte de pouvoir d’achat des Français.

Mais après avoir enregistré des années de succès, le simple constat que les clients veulent payer moins cher ne suffit plus. « Ils s’émancipent, font des choix de vie. La montée en puissance de la conscience environnementale, les attentes en matières de traçabilité ou encore le retour en grâce du Made in France constituent des mouvements puissants qui conditionnent désormais une large partie de notre consommation », note-t-on chez E.Leclerc.

Même le géant du low-cost, Lidl, est ainsi récemment revenu du hard-discount. Et toutes les enseignes se livrent plus que jamais une guerre de connaissance des consommateurs, clé de leur survie.

>>> Les « gros pleins » de courses se font plus rares

C’est ainsi qu’E.Leclerc a sollicité l’institut de sondage Ipsos pour réaliser une grande étude sur les nouvelles consommations, auprès de 2 000 Français représentatifs de l’ensemble de la population. L’enquête le confirme, les critères de revenus ou d’âge ne sont aussi plus déterminants. En revanche, « il existe toujours des familles de consommateurs qui font de manière consistante des choix semblables », révèle l’étude.

Toutefois, « elles se constituent désormais autour d’une philosophie de vie et d’un rapport au monde identique ». Cinq grandes catégories ont ainsi pu être dégagées : les prétendants, les assiégés, les mécènes, les changeurs et les « créactifs ». Saurez-vous vous situer ?

Les consommateurs « prétendants »

Il s’agit, selon l’étude, de 20% d’entre nous. Plutôt jeunes et confiants sur l’avenir, les prétendants ont tendance à privilégier les achats « plaisir », notamment dans l’habillement, les boissons, les loisirs ou encore la communication.

Ils font partie des consommateurs dits « impulsifs », c’est-à-dire les moins calculateurs et plus enclins à faire des folies. C’est pour eux un marqueur de réussite. Ils sont d’ailleurs plus attachés aux marques. Ils n’ont aucun souci à acheter en ligne, le contact humain n’étant pas leur priorité. Ils sont par ailleurs plus climato-sceptiques que la moyenne, moins enclins à prendre leur part de responsabilité dans la consommation.

Le collaboratif est avant tout synonyme de bon plan, pas d’une certaine vision de la société.

>>> Le poids du collaboratif multiplié par vingt d’ici 2025 ?

Les « assiégés »

A l’inverse des prétendants, 25% d’entre nous sommes très attentifs à nos dépenses, soucieux de « garder la tête hors de l’eau ». Les assiégés ne prennent aucun risque, s’attachent à conserver ce qu’ils ont acquis et vivent plus ou moins avec l’angoisse d’être déclassés. Ils sont prudents et méfiants, bien entendu regardant sur les prix.

Pas de place ici pour les convictions (bio, circuits courts…). Il s’agit bien sûr de trouver le meilleur rapport qualité-prix, sans jamais rogner sur certains budgets fixés, comme celui des vacances. A noter que la possession reste plus importante que l’usage. Et notamment, acheter du neuf plutôt que du recyclé.

>>> A revoir : l’achat plaisir revient, finie la crise ?

Les « mécènes »

Ils sont 18% à vouloir consommer en espérant « avoir un impact positif sur la vie des autres, donner la perspective d’un avenir meilleur pour les générations à venir ». Mais attention, il s’agit ici de « faire des petits pas sans bousculer ses habitudes ».

Par exemple, s’engager dans le bio mais sans changer radicalement son propre mode de vie. Les mécènes sont des consommateurs aisés mais rationnels, ils font des dépenses utiles, sans excès, prennent le temps de comparer pour les gros achats et s’offre exceptionnellement un produit de luxe comme un sac ou une montre.

Ils attendent aussi un engagement éthique et social des marques qui comme tout un chacun, ont selon eux un rôle à jouer pour faire bouger les choses. Ils font plus confiance aux labels, valorisent le local, le made in France et les circuits-courts. Toujours si ça ne leur complique pas trop la vie.

>>> Revoir : « Fait-maison », le label qui divise

Les « changeurs »

Ce sont des mécènes qui vont au bout de la démarche, de véritables militants. Ils sont de fait plus rares, seulement 11%, mais veulent être acteurs de la société, changer les choses et les mentalités. Ils veulent consommer responsable et éthique, et bien sûr s’engager pour le green. Ils font plus attention que la moyenne à l’origine, la provenance des produits.

Le caractère bio est un critère à part entière. Ils valorisent plus le collaboratif comme un moyen d’avoir des rapports plus authentiques avec les gens et comme un vecteur de changement de modèle de société. Et tout ça compte plus que le prix.

>>> La consommation de produits bio poursuit son envol

Les « créactifs »

Ce sont désormais les plus nombreux, 26% des Français. Ils font partie des hédonistes, comme les prétendants, mais sont assez différents. Plus que la moyenne des Français, ce groupe a besoin d’exprimer sa personnalité d’avant-garde, au travers de son mode de vie et de sa consommation. Ce sont des « optimisateurs-nés », qui trouvent du plaisir dans la découverte et la recherche de solutions malignes.

Ils apprécient le premium, les grandes marques, mais aussi le vintage. Ils dépensent plus que la moyenne dans les catégories plaisir / lifestyle : techno, électroménager, déco. Leur but : allier plaisir maximum et effort minimum, et le valoriser auprès de son entourage.

Nataline Vittori - © Syda Productions - Fotolia.com

Vous aimerez aussi

Thermomix, pourquoi un tel engouement ?

Rarement un produit non vendu en grande surface n’a connu autant de succès.

Familles nombreuses : entre bonheur et contraintes

Le niveau de vie des familles nombreuses est ainsi plus faible que celui des autres familles avec enfants (baisse de 10% entre le 2e et le 3e enfant).

Ils l'ont dit sur tous les budgets
Entre 60 et 70% des pannes sur les petits appareils sont dues à un manque d’entretien

Camille Beurdeley, déléguée générale du Groupement Interprofessionnel des fabricants d'appareils d'équipement ménager

L'habitat connecté, c'est en permanence de l'innovation, il faut faire le tri

François-Xavier Jeuland, président de la Fédération française de domotique

Le marché automobile retrouve ses niveaux d'avant la crise

Flavien Neuvy, directeur de l'Observatoire Cetelem

Les jeunes ont compris que la thalasso, ce ne sont plus des sommes faramineuses

Philippe Gomez, président du syndicat national de la thalassothérapie

Le sushi n’est pas devenu un produit de masse et ne le deviendra pas

Bernard Boutboul, directeur du cabinet Gira Conseil