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Autoroute : ces portions dont le prix grimpe

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Depuis le 1er février 2017, un nouveau barème tarifaire est appliqué à certains trajets sur autoroute. Bien que la hausse moyenne sur l’ensemble du territoire soit assez faible (0,76%), certaines portions très fréquentées affichent une hausse du ticket de plus de 10%.

Quoi de plus symbolique, à l’arrivée de l’été, que de grandes files de voitures au péage sur une autoroute ? Cette année, cette porte d’accès aux vacances va rapporter très gros aux sociétés gestionnaires d’autoroutes. Depuis le 1er février, les nouveaux tarifs sont entrés en vigueur avec une hausse constatée dans presque tous les axes stratégiques.

En charge de près de 90% du réseau, la société concessionnaire d’autoroute ASF, du groupe Vinci, est celle qui enregistre la plus forte revalorisation avec 1,2% d’augmentation du ticket de péage en moyenne. Le rebond le plus important a été observé sur l’A43, qui relie Lyon à Modane. Bien que ce secteur soit géré par l’État à hauteur de 97%, on constate une hausse de 11,1% sur la portion reliant Poncharra et Le Touvet (soit environ 12 km), faisant passer le ticket de 10 centimes d’euro à un euro.

La deuxième zone la plus touchée par l’augmentation des tarifs est celle reliant Grenoble à Valence, l’un des trajets les plus fréquentés de France. Le péage grimpe de 9 euros à 9,98 euros. On observe également de fortes hausses du côté l’A71, une parcelle concédée à l’APRR (groupe Eiffage), avec une augmentation de 8,05% du prix du péage entre Clermont-Ferrand et Montluçon, faisant grimper le ticket de 8,70 à 9,40 euros.

Le tunnel de l’A86, en région parisienne, n’est pas en reste. Ce tronçon concédé au groupe Vinci et qui figure déjà au palmarès des plus chers de France subit une nouvelle hausse de 5,19% au niveau du péage du Duplex, entre Rueil–Malmaison et Vélizy, passant à 10,98 euros pour un trajet de 19km.

>>> A relire : Route des vacances : ils évitent les péages

Une prévision de hausse constante

Selon le magazine l’Express, 60% des trajets dépassent la hausse moyenne annoncée de 0,76%. Et le porte-monnaie des usagers risque d’être sollicité encore longtemps : un nouveau plan de grands travaux a été lancé par le secrétariat d’État aux Transports, financé à la fois par les collectivités et par l’augmentation des tarifs des péages. Ceux-ci pourront être réévalués à la hausse jusqu’à 0,8% par an jusqu’en 2020.

D’autre part, l’État compte reconsidérer la redevance domaniale appliquée aux sociétés gestionnaires, une sorte de « loyer » que ces entreprises payent pour l’occupation des espaces publics. Pour compenser ces augmentations fiscales, les sociétés concessionnaires d’autoroutes SCA appliqueront certainement de nouvelles hausses tarifaires, comme l’autorise le contrat signé avec l’État.

Dernier point critique : dès 2019, les sociétés d’autoroutes seront autorisées à rattraper le manque à gagner engendré par le gel des tarifs décrété en 2015. Le ticket au péage risque ainsi d’augmenter plus vite que l’inflation globale en France. De quoi, peut-être, donner un goût amer à certains déplacements…

Barbara Brayner - © Fotolia.com

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