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Comment améliorer la qualité de l’air chez soi ?

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En France, l’air intérieur reste cinq fois plus pollué que l’atmosphère extérieure, selon l’Observatoire de la qualité de l’air intérieur. Pourtant, nous passons 80 % de notre temps dans des lieux fermés. Voici quelques conseils pour préserver la qualité de l’air de votre maison.

Peinture, cigarette, animaux domestiques : la qualité de l’air de votre logement est loin d’être aussi bonne que celle des rues qui vous entourent. Sans compter que 30 à 70% de la pollution extérieure s’insinue dans les bâtiments, selon la qualité de l’isolation. Du purificateur d’air aux gestes quotidiens, Touslesbudgets passe en revue les meilleurs moyens de faire de votre maison une bulle d’air pur.

Aérez régulièrement

C’est le premier geste à adopter pour améliorer la qualité de l’air intérieur : ouvrir les fenêtres afin de renouveler l’air ambiant. Les logements récents sont de mieux en mieux isolés, il faut donc débarrasser notre environnement des allergènes (acariens, pollens, etc.), mais aussi de l’humidité qui peut s’installer et conduire à la prolifération des moisissures. En moyenne, l’Agence De l’Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie (Ademe) conseille 10 minutes par jour (5 minutes, matin et soir, avant d’entrer dans les pièces).

Entretenez (tous) vos équipements

La Ventilation Mécanique Contrôlée (VMC) demeure le meilleur moyen de filtrer votre air, notamment dans les pièces aveugles et humides (salle de bain, etc.). Dans le cadre d’une rénovation ou d’un achat neuf, différents systèmes existent, plus ou moins coûteux (de 500 € à 4 000 €). En termes d’entretien, nettoyez les bouches d’extraction et de soufflage chaque trimestre. Tous les 3 ans, une révision complète auprès d’un spécialiste (pour un tarif moyen de 130 €) reste nécessaire.

Ne négligez pas non plus vos autres équipements. Certains appareils, comme un chauffe-eau, dégagent du monoxyde de carbone s’ils sont mal entretenus. Vérifiez donc régulièrement les conditions d’utilisation de ces installations.

Halte aux fumées

Évidemment, il est fortement conseillé de ne pas allumer de cigarettes dans son logement. Rappelons que la fumée de tabac contient plus de 3 000 substances dangereuses et qu’elle affecte autant le fumeur que ceux qui vivent à ses côtés. Moins connu : les amateurs d’encens et autres bougies parfumées doivent également s’abstenir. Ces produits, comme les différents types de parfums d’intérieur, demeurent de grands pourvoyeurs de polluants.

>>> Aller plus loin : Avec le tabac, vos économies (aussi) partent en fumée

Guettez les bonnes étiquettes

Depuis quelques années, des étiquettes fleurissent sur les matériaux de construction et de décoration (peinture, vernis, etc.), mais aussi sur les produits cosmétiques ou d’entretien. Cet étiquetage obligatoire est particulièrement utile, car certaines activités, comme le bricolage ou le ménage, produisent des doses massives de Composés Organiques Volatiles (COV). Privilégiez, par exemple, les peintures ou colles « A+ » et les nettoyants siglés d’un logo environnement (« Ecolabel Européen », « Ange Bleu », etc.).

Purificateur(s) d’air : bon ou mauvais plan ?

Très tendance, la plante dite « dépolluante » (ficus, cyclamen, etc.) pourrait bien n’avoir, finalement, qu’un simple intérêt esthétique. En effet, aucune étude ne démontre leurs bienfaits sur la pollution intérieure. Certaines d’entre elles possèdent la capacité de capter des composants gazeux présents dans nos intérieurs, mais elles ne le font que dans des conditions contrôlées en laboratoire. Si, toutefois, vous souhaitez en acquérir, privilégiez une variété dont le pollen ne se dissémine pas (ficus, cactus de Noël) et dont la sève n’est pas allergisante.

Idem en ce qui concerne les purificateurs d’air : leur efficacité n’a jamais été prouvé, notamment au niveau des COV. Ils semblent toutefois plus performants sur les particules venues de l’extérieur. Là aussi, rien de dangereux, mais mieux vaut évaluer le rapport qualité/prix, en fonction de son budget.

Mesurez votre air

Pour évaluer l’efficacité de vos pratiques et affinez, au quotidien, la qualité de votre air intérieur, l’Internet des objets fournit aujourd’hui des outils performants, robustes et accessibles à tous. À partir de 80 € (le prix de « Eve Room », qui mesure qualité de l’air, température et humidité), jusqu’à 200 € (le prix de « Foobot », station dédiée au suivi de votre atmosphère intérieure), ces objets connectés collectent des informations précieuses afin de bénéficier d’un air moins pollué.

>>> Aller plus loin : Vers une maison toujours plus high-tech

Romain Carlioz - © AntonioDiaz - Fotolia.com

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