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Dépêche AFP

2016, année record pour l’exportation de programmes audiovisuels français

2016 a marqué un nouveau record pour les ventes de programmes audiovisuels français à l’étranger, grâce à l’animation mais aussi à la fiction, ont annoncé jeudi TV France International (TVFI) et le Centre national du cinéma (CNC).
Tous genres confondus, les ventes ont généré 189 millions d’euros l’an dernier (+15%), les préventes 71 millions (+94%) et les coproductions 76 millions d’euros (+40,5%).
Genre le plus exporté, l’animation a toujours la cote, avec des ventes en hausse de 48% à 75 millions d’euros. Parmi les succès « Zip Zip », vendu dans plus de 100 pays, « Grabouillon » acheté dans un cinquantaine de pays ou « Boule et Bill » vendu dans une quinzaine de pays.
La fiction arrive en deuxième position (+21% à 49,8 millions d’euros), tirée par le succès de séries comme « Dix pour cent » diffusée sur France 2, vendue à Netflix pour 60 pays ou le « Bureau des Légendes » (Canal+), vendu dans six pays dont les Etats-Unis.
« Il y a 10 ans, on ne vendait pas de contenus aux anglo-saxons, aujourd’hui si. Nos productions sont de plus en plus respectées dans le monde grâce aux belles audiences qu’elles réalisent », a souligné Hervé Michel, président de TVFI.
La série « La vengeance aux yeux clairs » (TF1) a notamment attiré plus de 3 millions de téléspectateurs sur la chaîne italienne Canal 5 et la série « Versailles » (Canal+) jusqu’à 2,7 millions de téléspectateurs sur BBC2.
Ces succès d’audience se retrouvent aussi pour le documentaire, avec notamment « Cholesterol : le grand bluff » (Arte) qui a enregistré l’une des meilleures audiences de l’année pour le genre en Allemagne ou encore « Apocalypse, la 2e guerre » (France 2) qui a séduit en Italie.
Les ventes à l’export de documentaires ont reculé l’an dernier de 5% mais restent élevées à 35 millions d’euros. TVFI s’inquiète toutefois pour le long terme à cause de la supression de plusieurs cases de diffusion de ce genre qui tend à être délaissé au profit du « factual entertainment » (documentaires divertissants).
Par région, l’Europe de l’Ouest conforte son statut de premier marché d’export des programmes français, suivi de l’Amérique du Nord et de l’Asie/Océanie avec une forte progression en Chine et en Inde.
Illustration de la montée en puissance des plateformes de vidéos à la demande (Netflix, Amazon…), qui représentent plus de 20% des ventes, les « droits Monde » (contrats de cession pour plusieurs territoires mondiaux) ont plus que doublé l’an dernier à près de 30 millions d’euros.
Preuve de l’engouement pour les programmes français, le marché annuel « Rendez-Vous », qui se tient à Biarritz du 10 au 14 septembre, enregistre un record d’affluence avec 289 acheteurs de 55 pays, a dit Hervé Michel.
Selon lui, les ventes de programmes français pour 2017 sont bien orientées malgré un environnement de plus en plus concurrentiel.
S’il est difficile pour la France d’évaluer ses performances faute de statistiques comparables à l’étranger, TVFI estime que le pays est dans le top 10 des exportateurs de programme.
Cette association est financée par le CNC dont l’exportation est l’une des priorités stratégiques. Outre un « plan export » lancé fin 2016 qui double les aides à la promotion des oeuvres audiovisuelles, le CNC développe des accords de coproduction à l’international, avec des négociations en cours en Israël et en Afrique du Sud, a indiqué sa présidente Frédérique Bredin.
sr/ial/DS

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