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Dépêche AFP

Guyane: une commission disciplinaire propose le blâme à l’encontre d’une inspectrice du travail

Une commission disciplinaire chargée d’examiner le cas d’une inspectrice du travail de Cayenne accusée à tort, selon ses défenseurs, de propos « discriminatoires » et « racistes », a choisi de la sanctionner par un « blâme », une proposition sur laquelle devra trancher le ministère du Travail.
Les faits remontent au 14 octobre 2016. Pour avoir déclaré « je suis chez moi » en Guyane, Henriette Henry, 50 ans, devait répondre de propos « discriminatoires » et « racistes », un « scandale », selon ses défenseurs qui ont réclamé en vain l’annulation de la procédure.
Il lui est reproché d’avoir prononcé cette phrase sur son lieu de travail, la DIECCTE de Guyane (direction des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi) devant trois usagers.
Une réaction d’exaspération en réponse à une insulte, « négresse », proférée à son encontre par une collègue et ancienne supérieure hiérarchique, selon son avocat, Anthony Thiers.
Mme Henry, soutenue par le député socialiste de Guyane Antoine Karam, la CGT et l’Union des travailleurs guyanais (UTG), a été « victime pendant des années du harcèlement et de l’attitude de cette collègue, s’en est plainte à de nombreuses reprises à sa hiérarchie, et a porté plainte en 2013, en vain », souligne Me Thiers.
« C’est une non-sanction et en tout cas un recul important au vu des sanctions qui étaient évoquées dans le rapport disciplinaire (une rétrogradation ou suspension pouvant aller jusqu’à deux ans) », a estimé Me Thiers.
« L’administration a reconnu elle-même qu’il n’y avait pas grand-chose dans le dossier, d’autant plus que le caractère raciste imputé dans un premier temps à ses propos a été abandonné à la lecture du rapport disciplinaire », a-t-il ajouté.
Le ministère devrait rendre sa décision dans les prochains jours, a précisé Me Thiers.
Une trentaine de manifestants, salariés du ministère du Travail et adhérents de la CGT Paris pour la plupart, se sont rassemblés jeudi par « solidarité » avec leur collègue, victime selon eux d’une « injustice », devant le ministère des Affaires sociales où se tenait la commission disciplinaire, a constaté une journaliste de l’AFP.
Un rapport confidentiel de l’Inspection générale des affaires sociales (Igas) de juillet 2014 sur la DIECCTE de Guyane, que l’AFP a consulté, pointe son « fonctionnement dégradé », des « évènements de nature à porter atteinte à son crédit », une « défiance entre les cadres de l’équipe de direction » et des « tensions fortes » au sein de cette structure.
Il y est notamment question de « partialité dans les dossiers » et de conduite peu orthodoxe de contrôles pour travail dissimulé, de « conflit d’intérêt » et de « procédures de licenciement à l’égard de salariés protégés ».
Ce rapport dénonce aussi l' »absence de prise de décision de l’administration centrale pour régler les problèmes » qui « a renforcé le sentiment d’impunité au sein de la direction ».
Il souligne que la Guyane comme les DOM doivent faire l’objet d’un « traitement plus rapproché que celui qui a prévalu jusqu’à présent pour éviter la cristallisation de situations malsaines ».

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