Un site d'information
proposé par
Dépêche AFP

Le déficit commercial français s’est à nouveau creusé en octobre

Le déficit commercial de la France s’est à nouveau creusé en octobre pour atteindre cinq milliards d’euros, contre 4,6 milliards le mois précédent, ont annoncé jeudi les Douanes, qui expliquent cete détérioration par une forte hausse des importations.
Sur douze mois, le déficit cumulé de la France a atteint 61 milliards d’euros, contre 48,2 milliards en 2016, année qui avait marqué un coup d’arrêt à l’amélioration du solde commercial tricolore entamée en 2011.
Selon les Douanes, l’aggravation du déficit s’explique par le « fort dynamisme des importations », qui ont progressé de 1,1% en octobre, soit un rythme beaucoup plus élevé que les exportations, qui ont augmenté de 0,4%.
Ce phénomène est « en grande partie lié à un approvisionnement exceptionnel en produits pharmaceutiques », précisent les Douanes, qui font également état d’une détérioration de la balance commerciale concernant le matériel militaire, cette fois en raison d’un reflux des ventes, et l’industrie automobile.
Dans ce secteur, les importations sont « reparties de l’avant », en raison notamment d’une hausse des « approvisionnements en véhicules depuis la Turquie, le Maroc et la Corée du Sud », indiquent le communiqué.
Le déficit énergétique, de son côté, s’est à nouveau légèrement réduit, en raison d’une baisse des approvisionnements en hydrocarbures naturels.
Par région, la balance commerciale se détériore essentiellement vis-à-vis de l’Asie. « La baisse de l’excédent vis-à-vis de l’Amérique » reste pour sa part « très mesurée », tandis que le déficit se réduit avec l’Union européenne (UE) et l’Europe hors UE, soulignent les Douanes.
La balance des transactions courantes, dans le même temps, s’est légèrement améliorée, tout en restant déficitaire. Selon la Banque de France, elle a atteint en octobre -2,2 milliards d’euros, contre -3,3 milliards le mois précédent.
La balance des transactions courantes va au-delà des seuls échanges de biens, déficitaires depuis de longues années en France, en prenant en compte ceux des services ainsi que les revenus des investissements et ceux du travail versés entre agents économiques en France et à l’étranger.
C’est le solde des transactions courantes qui, in fine, détermine si un pays a acquis, sur une période, la capacité de prêter des capitaux au reste du monde, ou a besoin d’en emprunter.
Dans le détail, le déficit des échanges de biens s’est établi à 3,3 milliards d’euros (contre 4,2 milliards en septembre), tandis que l’excédent des services s’est légèrement amélioré pour atteindre 300 millions d’euros (contre 100 millions), selon la Banque de France.

Ils l'ont dit sur tous les budgets
Entre 60 et 70% des pannes sur les petits appareils sont dues à un manque d’entretien

Camille Beurdeley, déléguée générale du Groupement Interprofessionnel des fabricants d'appareils d'équipement ménager

L'habitat connecté, c'est en permanence de l'innovation, il faut faire le tri

François-Xavier Jeuland, président de la Fédération française de domotique

Le marché automobile retrouve ses niveaux d'avant la crise

Flavien Neuvy, directeur de l'Observatoire Cetelem

Les jeunes ont compris que la thalasso, ce ne sont plus des sommes faramineuses

Philippe Gomez, président du syndicat national de la thalassothérapie

Le sushi n’est pas devenu un produit de masse et ne le deviendra pas

Bernard Boutboul, directeur du cabinet Gira Conseil