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Dépêche AFP

Les hôpitaux dénoncent une baisse “dangereuse” et “insoutenable” de leurs tarifs

La baisse des tarifs hospitaliers décidée par le gouvernement est “dangereuse”, a affirmé mardi la fédération du secteur privé non lucratif (Fehap), tandis que celle du secteur public (FHF) l’a jugée “insoutenable”, les deux organisations réclamant des mesures de compensation.
La baisse annoncée lundi par le ministère de la Santé “est à la fois dangereuse et injustifiable”, estiment la Fehap et la Mutualité française dans un communiqué, affirmant que “trois quarts des établissements privés non lucratifs seront dans le rouge cette année”.
Ce secteur subira une diminution de 1% des montants remboursés pour les actes de médecine, chirurgie et obstétrique (MCO), un taux deux fois plus élevé que les hôpitaux publics (-0,5%) et cinq fois plus que les cliniques privées (-0,2%).
L’ensemble des établissements de santé devront en outre composer avec un gel de crédits équivalant à 0,7% supplémentaires, comme en 2017.
Ces restrictions attestent “la poursuite d’une politique de rabot” et entraînent “une mise sous tension insoutenable” des hôpitaux, selon la FHF, qui prédit “une nouvelle aggravation du déficit des établissements publics de santé et des tensions accrues sur l’emploi”.
“En théorie, pour revenir à l’équilibre à la fin de 2018, les hôpitaux devraient supprimer 33.000 emplois”, ajoute la fédération, qui réclame au gouvernement de “prendre sans délai l’engagement solennel d’une restitution intégrale des mises en réserve”.
Pour le secteur non lucratif, l’enjeu est d’empêcher la “neutralisation” du crédit d’impôt sur la taxes sur les salaires (CITS), créé l’an dernier.
La baisse des tarifs les prive déjà de 30% des gains réalisés et un décret publié dimanche au Journal officiel permet désormais d’en “neutraliser l’impact financier”, ce qui aurait des “conséquences désastreuses” selon la Fehap et la Mutualité française.
Ce texte doit toutefois être complété par un arrêté “attendu dans les prochains jours”, dont les deux organisations “espèrent qu’il viendra rétablir l’équité de traitement” avec les secteurs public et lucratif.

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