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Dépêche AFP

L’OFCE met en garde contre une baisse massive de la dépense publique

Réduire massivement la dépense publique aurait de lourdes conséquences sur la croissance et le niveau de vie des ménages, estime l’Observatoire français de la conjoncture économique (OFCE), qui met en garde les candidats à la présidentielle contre une approche uniquement « comptable » du sujet.
« Le poids de la dépense publique dans l’économie renvoie avant tout à un choix de société », souligne le think tank économique, classé à gauche, dans une note publiée jeudi.
« Il est important de relier le niveau de dépense publique au service rendu, c’est-à-dire les prestations et services publics auxquels ont droit les citoyens en contrepartie des impôts et cotisations versées », ajoute ce centre de réflexion.
La France, malgré les efforts engagés par le gouvernement pour assainir les finances publiques, a aujourd’hui l’un des niveaux de dépenses publiques les plus élevés de l’OCDE, avec la Finlande. En 2016, ce dernier a atteint 56,2% du Produit intérieur brut (PIB).
Ce constat a entraîné une polarisation du débat électoral, entre partisans d’un statu quo, voire d’une relance budgétaire, destinée à stimuler la croissance, et partisans d’une baisse des dépenses, accusées d’étouffer les entreprises, soumises à une lourde charge fiscale.
Deux candidats ont ainsi annoncé, en cas de victoire, une baisse des dépenses: Emmanuel Macron, qui prévoit 60 milliards d’économies en cinq ans, grâce notamment à la suppression de 120.000 postes de fonctionnaires, et François Fillon, qui promet 100 milliards d’euros d’économie et 500.000 fonctionnaires en moins.
Pour l’OFCE, de telles politiques ne pourront toutefois pas se faire « sans modifier le niveau de vie des ménages et la répartition des revenus », les dépenses publiques constituant un « stabilisateur puissant de l’activité économique ».
Une baisse de la dépense publique de l’ordre d’un point de PIB, couplée à une baisse d’impôts équivalente, aurait ainsi un effet récessif de l’ordre de 0,4 point de PIB les deux premières années, puis de 0,1 point de PIB à l’horizon de cinq ans, selon le think tank.
« Afficher des objectifs chiffrés de réduction massive de la dépense publique mériterait a minima de s’interroger sur l’impact économique et redistributif d’une telle politique », estime ainsi l’OFCE, pour qui « le niveau à atteindre » ne peut « se résumer à un débat comptable ».
Le poids important de la dépense publique en France s’explique en effet d’abord par son modèle social, les dépenses de retraites, de santé ou d’éducation étant largement prises en charge par l’Etat. « Dès lors, si l’on doit se comparer aux autres pays, il est primordial de raisonner à périmètre et service équivalents », conclut l’OFCE.

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