Un site d'information
proposé par
Habitat

Électroménager : les Français se rééquipent

électroménager

Après plusieurs années moroses, les ventes de biens d’équipement électroménager sont en hausse constante depuis 2012. Une tendance qui s’est accélérée l’an dernier, selon les derniers chiffres des fabricants.

La crise économique serait -presque- de l’histoire ancienne pour certains secteurs d’activité. L’électroménager en fait partie : les ventes de petits appareils, en baisse de 1.4% en 2012, ne cessent depuis de grimper (+2.7% en 2013, +4.3% en 2014 et +6.5% en 2015). Même le gros électroménager, en difficulté de 2012 à 2014, a repris le chemin de la croissance l’an dernier (+3.7%), selon les derniers chiffres du Groupement interprofessionnel des fabricants d’appareils d’équipement ménager (Gifam).

==> A relire : L’électroménager, chouchou de la maison

Les Français possèdent aujourd’hui, en moyenne, 20,8 appareils électroménagers par foyer (14 petits, 6,8 gros). Au total, ce sont 563 millions de machines qui équipent nos intérieurs (374 millions de petites, 189 millions de grosses). Des produits achetés pour majorité en grande surface spécialisée, qu’il s’agisse d’un gros appareil (48.9% des ventes) ou d’un petit (42.1%). Un canal privilégié qui gagne du terrain depuis plusieurs années, au détriment notamment des hypers et supermarchés.

Toujours plus prêts à y mettre le prix

Côté tendances, au rayon gros électroménager, l’année 2015 a été celle du réfrigérateur, produit hautement météosensible, en raison des fortes chaleurs de l’été (+6.5% de ventes en volume). Le consommateur s’est aussi laissé séduire par le four à micro-ondes (+5.7%), le sèche-linge (+5.4%) et le four électrique (+4.6%). Moins de succès, en revanche, pour les cuisinières (-6.3%). A noter que les Français semblent enclins à mettre le prix: en 2015, la valeur des ventes de gros appareils a progressé davantage que leur volume (respectivement +3.7% et +3.0%). Un fait marquant notamment pour les frigos (+6.5% en volume, +8.6% en valeur), que l’on achète plus grands, plus gros… et donc plus chers.

Cette proportion à acheter plus cher est encore plus frappante sur le petit électroménager, où le volume des ventes a augmenté de 1.6% l’an dernier, pour un bond en valeur de 6.5% Ici, ce sont les fabricants d’articles pour la cuisine qui ont le sourire : les centrifugeuses (+42.2%), les blenders (+38.6%) et les appareils à griller la viande (+23.5%) ont facilement trouvé preneur. Les appareils pour l’épilation, dans un autre registre, ont aussi vécu une belle année (+30.0% de ventes). A l’inverse, le consommateur a boudé les machines à pain (-10.1%), les fers à repasser (-7.2%) et les cafetières électriques (-6.0%). On relèvera enfin le boom des aspirateurs sans fil (+15.9%), porté par le renouveau de l’aspirateur-balai (+26.6% !).

==> Vite lu : les principaux chiffres de l’électroménager en France pour 2015 sont à retrouver dans l’infographie ci-dessous.

Benjamin Hay - © Sergey Ryzhov - Fotolia.com

Vous aimerez aussi

L’alarme pour maison, un achat qui rassure ?

L’offre en matière d’alarmes domestiques s’est considérablement étoffée ces dernières années.

Travaux, bricolage : neuf infos à connaître

Bon nombre de Français rêvent d'avoir leur propre maison, quitte à la (faire) construire eux-mêmes. Touslesbudgets.com a sélectionné pour vous l'essen...

Ils l'ont dit sur tous les budgets
Entre 60 et 70% des pannes sur les petits appareils sont dues à un manque d’entretien

Camille Beurdeley, déléguée générale du Groupement Interprofessionnel des fabricants d'appareils d'équipement ménager

L'habitat connecté, c'est en permanence de l'innovation, il faut faire le tri

François-Xavier Jeuland, président de la Fédération française de domotique

Le marché automobile retrouve ses niveaux d'avant la crise

Flavien Neuvy, directeur de l'Observatoire Cetelem

Les jeunes ont compris que la thalasso, ce ne sont plus des sommes faramineuses

Philippe Gomez, président du syndicat national de la thalassothérapie

Le sushi n’est pas devenu un produit de masse et ne le deviendra pas

Bernard Boutboul, directeur du cabinet Gira Conseil