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Et si négocier était la solution pour dépenser moins

Pour un gros achat, une voiture ou une cuisine, il est dans les mœurs de négocier. Mais peu nombreux sont ceux qui discutent le prix dans leurs achats du quotidien. Pourtant, si les commerçants ne s’en vantent pas, la négociation peut permettre de réaliser de bonnes affaires si on sait s’y prendre. Les explications avec Christine Morlet, négociatrice professionnelle.

« Peu de gens osent aller négocier avec les commerçants par peur du refus ou parce que discuter les prix a encore une mauvaise image dans l’inconscient collectif. Pourtant, il faut oser ». Christine Morlet est conférencière spécialiste en négociation et pour elle c’est à la portée de tous. Il suffit juste de connaître quelques principes de base : « prendre un peu de temps dans chaque commerce, identifier un intérêt commun et enfin poser des questions pour instaurer un dialogue ». Pour cette professionnelle ce qui compte c’est d’arriver à trouver un point de convergence avec le commerçant, ce qu’elle appelle une zone d’intérêt commun. « Négocier ce n’est pas marchander. Et la technique qui consiste à demander beaucoup pour espérer arriver à un juste milieu n’est pas bonne. Une négociation réussie c’est quand les deux parties sont convaincues d’avoir fait une bonne affaire », précise-t-elle.

« Négocier ce n’est pas marchander »

Alors quelles sont les techniques indispensables ? « Tout d’abord, il faut cibler les gérants ou propriétaires. Un simple vendeur peut ne pas être habilité à vous faire une remise. Ensuite, un bon négociateur doit poser des questions ouvertes : sous quelles conditions pouvez-vous m’accordez ceci ou cela, y-a-t-il des circonstances où… », explique Christine. En spécialiste, elle détaille ses habitudes, ne pas hésiter à complimenter les commerçants, bien les observer, essayer de voir ce qui ne se vend pas bien… « Cela fonctionne très bien avec les aliments périssables en demandant une remise sur des produits frais qui ont du mal à être vendus en fin de journée, en se faisant offrir un petit cadeau en cas d’achats importants… ». Un autre point important mis en évidence par Christine Morlet, c’est de ne pas hésiter à payer en liquide. De nombreux commerçants seront prêt à un geste commercial en échange d’espèces pour ne pas avoir de commissions à payer sur les paiements en carte bancaire.

==> Lire : Plus on est riche, plus on négocie

Un nombre croissant de personnes négocient les prix

Du côté des commerçants, on touche un sujet sensible. Peu sont prêts à avouer d’emblée qu’ils leur arrivent d’accorder certaines remises. « On le fait de temps en temps avec certains clients fidèles. On offre de temps en temps un petit cadeau pour donner aux clients l’envie de revenir mais ce n’est pas systématique », détaille une bijoutière en région parisienne. Tous s’accordent néanmoins sur le nombre croissant de personnes essayant de négocier : « On en voit au moins trois ou quatre par semaine alors qu’il y a quelques années c’était vraiment très rare. Il n’y a pas de profil type mais la crise et la baisse du pouvoir d’achat entraînent ce genre de comportements », analyse une fleuriste du Mans. Pour Christine Morlet : « Si on applique les bonnes recettes, vous serez surpris de voir que cela fonctionne très bien. Encore une fois il est très important de prendre le temps de parler avec votre commerçant et bien sûr éviter de faire ça devant d’autres clients pour ne pas les gêner ».

Julien Auduc

>> Lire aussi : “Les Français adorent jouer à la marchande” entretien avec Olivier Aizac, co-fondateur et directeur général de Leboncoin.fr

© J.-F. Gornet – commons.wikimedia

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