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Hans Anders veut casser le prix des lunettes de vue

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Avec un budget moyen de 472 euros pour une paire de lunettes, les Français sont les Européens qui dépensent le plus chaque année en frais d’optique. Un marché où certains, à l’image de Hans Anders, tentent de compresser leurs charges pour réduire la facture du client.

En période de crise, l’argument du prix bas attire l’œil. C’est sur ce créneau que Hans Anders, lancé en 1982 à Rotterdam (Pays-Bas), s’est positionné dès son arrivée en France en 2006. L’enseigne batave possède aujourd’hui cinquante magasins dans le pays (dont six affiliés). Et revendique, à périmètre constant, un chiffre d’affaires en croissance de 25% en 2013, « sur un marché globalement stable », précise son dernier communiqué.

Un peu plus d’un million et demi de clients auraient déjà poussé la porte de ses points de vente. La clé du succès : « surtout de la marque de distributeur sur les montures, un partenariat pour les verres avec le numéro deux mondial du secteur (le japonais Hoya, ndlr), un budget communication divisé par trois et des choix malins sur nos emplacements », détaille François-Xavier Jombart, directeur France de Hans Anders.

La marque s’emploie à proposer montures et verres compris à 225 euros en moyenne, contre 472 sur l’ensemble du marché en France. L’étiquette low cost ? « Ce n’est pas un parti pris, on essaie juste de rationaliser l’offre tout en proposant le même niveau de qualité que les opticiens traditionnels », nuance le responsable. Le nerf de la guerre, confie-t-il, « c’est le reste à charge, que le consommateur regarde davantage que le prix des lunettes, car le marché en France est subventionné ». Après remboursement de la complémentaire santé, Hans Anders se targue d’un reste à charge quatre fois moins élevé que la concurrence (205 euros en moyenne en France, selon l’UFC-Que Choisir).

Trop d’opticiens en France ?

L’objet de toutes les tensions. Le reste à charge serait à l’origine du renoncement aux soins, qui concernerait chaque année quelque 2,3 millions de Français*, déjà 33 millions à porter des lunettes. « La France est l’un des seuls pays en Europe où l’on doit passer par un ophtalmologue pour se faire rembourser », avance François-Xavier Jombart, qui confie également « percevoir » le report d’achat en raison du climat économique et social. Lequel ne serait pas seul en cause : « Il y a beaucoup trop de points de vente, qui génèrent des frais fixes », regrette François-Xavier Jombart, s’appuyant sur des chiffres de la Cour des comptes qui recense un opticien pour 5 800 habitants en France (contre 6 830 en Allemagne ou 8 900 au Royaume-Uni). Des frais de fonctionnement qui seraient à l’origine de la dépense en optique la plus élevée d’Europe par habitant, avec 88 euros par an, par habitant, contre 30 euros en Espagne ou 54 euros en Allemagne.

Du coté de chez Hans Anders, on croit pourtant en des jours meilleurs. « Le prix moyen des lunettes va baisser, un big bang est en cours, à la faveur de la prise de conscience des pouvoir publics de la nécessité de contrôler les prestations d’optique », affirme François-Xavier Jombart. L’enseigne, numéro un de l’optique aux Pays-Bas et numéro deux en Belgique, compte aussi se tourner vers le web -avec un « drive-to-store » des lunettes- et doubler le nombre de ses points de vente d’ici 2017. Une dizaine d’ouvertures sont prévues dès 2015.

Benjamin Hay

*source UFC-Que Choisir

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