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A l’affût de la bonne affaire

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On compte aujourd’hui environ 200 chasseurs de biens immobiliers en France. Apparus dans le pays au début des années 2000, ces professionnels du secteur ne s’occupent que de l’acheteur et de sa recherche, à l’inverse des agences immobilières.

Thierry Roubey est à la tête de la société chasseurdappartement.com depuis neuf ans. Mandat de recherche et d’achat en mains, il sillonne Paris et sa proche banlieue en quête de la perle rare convoitée par ses clients. Sur un marché parisien « où le volume des transactions baisse un peu » mais où les prix sont « stables », il lui faut compter deux à trois mois pour trouver son bien, contre un mois à un mois et demi d’ordinaire. Sa clientèle est faite d’acheteurs en manque de temps pour visiter. « Ils pourraient trouver 90% de ce que l’on trouve, admet le chasseur. Notre valeur ajoutée, c’est la réactivité et l’expertise ». Le dossier le plus courant ? « Un budget autour de 500 000 euros pour trouver un trois pièces ».

Le service a un prix : une commission à taux dégressif sur le montant final de la vente, qui démarre -pour un achat de moins de 450 000 euros-, à 5% si la vente se conclut hors agence, à 3% avec le concours d’une agence. Soit entre 10 500 et 17 500 euros de commission sur un l’achat d’un bien à 350 000 euros. Qu’importe pour ses acheteurs, assure Thierry Roubey. « Si on a le temps de chercher, ce n’est pas intéressant financièrement », concède-t-il.

Pourcentage ou commission

A Auxerre (Yonne), la clientèle de Delphine Fourt se compose pour moitié de particuliers et de professionnels. Mandat en poche, « [elle] regarde ce qu'[elle] a dans [s]on portefeuille », et part en chasse. L’objectif trouvé, elle fait une première visite seule, prend des photos et effectue divers relevés utiles au client pour faire son choix. S’il le valide, une seconde visite -commune cette fois- est organisée. Coté tarifs, deux possibilités : soit un pourcentage sur le montant de la vente, soit un honoraire de 2 000 euros TTC auquel s’ajoute une commission de 50% sur le rabais obtenu. Ses clients lui allouent un budget moyen de 500 000 euros, au-dessus de la moyenne des environs (autour de 200 000 euros).

Elle reçoit bon nombre de demandes en hébergement touristique, de la part de gens « qui cherchent à acheter pour installer leur famille et proposer des chambres d’hôtes ». Une diversité bienvenue, car « ici, l’immobilier, c’est la catastrophe, avec 80% de biens à vendre pour 20% d’acheteurs, selon elle. On fait plus facilement baisser les prix en ce moment, on gagne jusqu’à 100 000 euros sur un bien prestige sans problème ». Une situation qu’elle attribue, notamment, à un faible potentiel d’emplois et à l’absence de TGV. Pour trouver de quoi proposer à ses clients, « [son] réseau professionnel et privé me donne des tuyaux à discrétion. Je ne fais aucun travail de prospection ». On ne connaîtra pas plus de son secret.

Benjamin Hay
©Touslesbudgets.com

>> Lire :
« Le marché immobilier est toujours le reflet de l’économie locale » – Jean-François Buet, président FNAIM

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