Un site d'information
proposé par
Auto

L’argent des radars automatiques en chiffres

radars automatiques

Près de 92% des 920 millions d’euros de recettes des radars automatiques sont consacrés à la lutte contre l’insécurité routière, notamment à l’amélioration du réseau routier, selon un rapport réclamé par le ministère de l’Intérieur.

Les radars automatiques sont l’objet de nombreux débats depuis leurs premières installations en 2003. Outils indispensables à la réduction de la mortalité sur les routes pour les uns, « pompes à fric » pour d’autres, la question de l’utilisation de leurs recettes colossales (un peu plus de 920 millions d’euros en 2016) méritait d’être éclaircie.

La réponse à cette interrogation a été donnée dans un rapport officiel, commandé par le ministère de l’Intérieur et annexé au Projet de loi de finances de l’année 2018. Le document révèle que « la quasi-totalité des amendes radars (91,8%, soit 845,2 millions d’euros), a été destinée à la lutte contre l’insécurité routière, notamment à travers l’amélioration du réseau routier, contre 8,2% (75 millions d’euros) affectés au désendettement de l’État ».

Ces 845,2 millions sont répartis entre l’Agence de financement des infrastructures de transports de France (351,5 millions d’euros), les collectivités territoriales (254,7 millions d’euros) et la Délégation à la sécurité routière (239 millions d’euros).

Ils ont notamment servi au bitumage du réseau routier national, à la mise en sécurité de tunnels, au percement de galeries de sécurité, à la pose de panneaux de signalisation intelligents (panneaux à messages variables) ou encore à déployer et maintenir les systèmes automatiques de contrôle et de sanction.

Les 8% restants, soit 160 millions d’euros, proviennent « uniquement des recettes liées aux amendes forfaitaires majorées ».

>>> Lire aussi : Des amendes de stationnement plus amères l’an prochain

Un milliard d’euros de recettes en 2018 ?

« Ce premier rapport officiel, qui sera publié chaque année en annexe du Projet de loi de finances, témoigne du désir de transparence pour répondre aux détracteurs de la sécurité routière: on entendait que les radars c’était des pompes à fric, des recettes fiscales pour l’État », explique Emmanuel Barbe, délégué interministériel à la sécurité routière.

Les 4 398 radars ne sont pas implantés « en considération d’intérêts financiers, mais uniquement pour contribuer à la réduction des morts et des blessés sur nos routes », fait valoir le ministère.

En 2016, le produit des amendes liées aux infractions de la route a atteint 1,8 milliard d’euros, dont 920 millions d’amendes issues des radars automatiques. Les 897 autres millions correspondent aux amendes de stationnement et des contraventions émises par la police de circulation.

Depuis 2003, les recettes des radars n’ont cessé d’augmenter et devraient rapporter plus d’un milliard d’euros à l’État en 2018. La mortalité routière, elle, connaît sa troisième année d’augmentation consécutive, une première depuis 1972.

Selon le ministère de l’Intérieur, les radars automatiques ont toutefois contribué à « sauver » 23 000 vies entre 2003 et 2012.

>>> Lire aussi : Contrôle technique auto, du changement pour 2018

Touslesbudgets.com (avec AFP) - © Pexels.com

Vous aimerez aussi

Quelle prime à la conversion pour 2018 ?

Zoom sur la prime à la conversion : avec le plan climat, le ministère de l’Écologie souhaite mettre fin à la circulation de véhicules polluants.

Football : sur le prix du maillot, l’OM bat le PSG

La saison de football bat son plein. A quelques jours du match OM-PSG, Touslesbudgets s'est penché sur le prix des maillots de L1 et L2.

Ils l'ont dit sur tous les budgets
Entre 60 et 70% des pannes sur les petits appareils sont dues à un manque d’entretien

Camille Beurdeley, déléguée générale du Groupement Interprofessionnel des fabricants d'appareils d'équipement ménager

L'habitat connecté, c'est en permanence de l'innovation, il faut faire le tri

François-Xavier Jeuland, président de la Fédération française de domotique

Le marché automobile retrouve ses niveaux d'avant la crise

Flavien Neuvy, directeur de l'Observatoire Cetelem

Les jeunes ont compris que la thalasso, ce ne sont plus des sommes faramineuses

Philippe Gomez, président du syndicat national de la thalassothérapie

Le sushi n’est pas devenu un produit de masse et ne le deviendra pas

Bernard Boutboul, directeur du cabinet Gira Conseil