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Le surbooking en avion, contesté mais légal

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Trop de passagers pour un même avion : cette situation, que certains ont déjà vécu, s’appelle le surbooking. Une pratique -légale- que Touslesbudgets détaille.

On les attendait depuis longtemps, ces vacances. L’heure du départ a sonné, ne reste plus que le trajet à effectuer vers la destination tant espérée. D’autant que plus dur est fait (choix de l’endroit, réservations, gestion du budget…).

Pourtant, arrivé à l’aéroport pour l’enregistrement, problème. On vous informe que trop de gens ont, comme vous, réservé pour le même vol. Cette situation, ubuesque au demeurant, est pourtant prévue par les compagnies aériennes. Elle porte même un nom : le surbooking. Derrière cet anglicisme désignant la « surréservation », se cache une pratique à propos de laquelle le site officiel de l’administration (service-public.fr) se veut clair : « La pratique du surbooking n’est pas interdite. »

Rien d’illégal, donc, pour les compagnies aériennes, à vendre plus de places que l’avion n’en contient. Un règlement européen de 2004 le prévoit. Elles entendent, par ce biais, garantir un remplissage maximal de l’appareil tout en se prémunissant de désistements/annulations de dernière minute. Le personnel fait alors appel à des « volontaires » pour prendre le vol suivant. S’il n’y en n’a pas, a priori, c’est la règle du dernier arrivé qui s’applique : si c’est vous, l’embarquement pourra donc vous être refusé.

Une pratique encadrée

Heureusement, la compagnie est obligée de vous proposer une solution, celle de prendre le vol suivant (une heure après ou le lendemain matin). Si vous acceptez, elle doit vous prendre en charge. « La prise en charge comporte la fourniture de services indemnisant l’attente (hébergement, restauration, appels téléphoniques, rafraîchissements) », détaille service-public.fr.

Si ne pouvez pas prendre le vol suivant, le billet doit vous être remboursé. Dans les deux cas, vous pouvez faire une demande d’indemnisation auprès de la compagnie (qui vous fournira le document expliquant la démarche). Une démarche dont les modalités sont ainsi fixées : si votre trajet devait s’effectuer au sein de l’Union européenne, vous pouvez prétendre à une indemnisation allant de 250 euros (moins de 1 500 km) à 400 euros (plus de 1 500 km). S’il concerne un trajet vers un pays hors UE : 250 euros pour moins de 1 500 km, 400 euros entre 1 500 et 3 500 km, enfin 600 euros si le vol devait couvrir plus de 3 500 km.

Sachez que vous êtes en droit de contester un éventuel refus d’indemnisation, en adressant un courrier à la Direction générale de l’aviation civile (qui vous demandera toutes les pièces justificatives).

La pratique, que certains jugent contestable, est donc bien encadrée. Il est ainsi peu probable de connaître la même mésaventure, très médiatisée courant avril, que celle de ce passager expulsé sans ménagement d’un avion encore au sol aux États-Unis. Face au tollé provoqué, sa concurrente Delta Airlines avait annoncé l’augmentation de 1 271 à 9 374 euros (!) de la somme « offerte » aux passagers qui accepteraient de céder leur place, une fois à bord, en cas de surbooking.

N’hésitez pas, autant que possible, à vous enregistrer en ligne bien avant le départ (jusqu’à 30 heures avant le décollage chez Air France). Cela ne vous garantie pas à 100% d’éviter les inconvénients du surbooking, mais ça a le mérite de limiter les risques.

>>> Lire aussi : Gare au prix des en-cas à bord de certains vols low-cost

Benjamin Hay - © Simon Coste - Fotolia.com

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