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Même restreinte, la cigarette électronique ne s’éteint pas

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Désormais interdite dans tous les lieux et transports publics et sur les lieux de travail, l’e-cigarette a encore sa place dans les bars, hôtels restaurants. Après un boom des ventes, le marché stagne mais ne s’effondre pas et a encore de belles années devant lui.

Depuis le 1er octobre dernier, la loi limite les lieux où il est permis de « vapoter ». Le décret ajoute que, pour les lieux de travail, l’interdiction concerne « des locaux recevant des postes de travail situés ou non dans les bâtiments de l’établissement, fermés et couverts, et affectés à un usage collectif, à l’exception des locaux qui accueillent du public ». En revanche, tirer sur une e-cigarette est permis dans un bureau individuel fermé.

Ce décret impacte-t-il le marché ? Difficile à mesurer : les professionnels déclarent ne pas être touchés depuis la première loi et les études officielles mesurent une baisse de la consommation… Des revendeurs comme Clopinette qui indiquent cependant continuer d’ « ouvrir un magasin par mois» ou encore Le petit vapoteur qui prévoit un chiffre d’affaires de 35 millions pour 2017.

Une croissance annuelle estimée à 8 %

Publiée au printemps 2017 à l’occasion de la journée mondiale sans tabac, l’étude de Santé Publique France indique que la consommation de cigarettes électroniques aurait tendance à s’essouffler : en 2016, l’expérimentation de l’e-cigarette était déclarée par 24,5% des 15-75 ans, mais les données montrent que l’usage est en baisse. Ils étaient, 3,3% des 15-75 ans à l’avoir adoptée l’année dernière alors qu’ils étaient 5,9% en 2014.

Si la consommation ne baisse pas, le produit attire visiblement moins de nouveaux consommateurs. La prévalence d’usage quotidien parmi les 15-24 ans diminue, ce qui peut être interprété comme un phénomène de mode qui a tendance à s’estomper chez les plus jeunes.

L’étude menée par le groupe Xerfi promet quant à elle un plus bel avenir au marché de la vape : « La stabilisation du secteur est une étape nécessaire avant une reprise probable. Le scénario avancé conjugue une offre innovante et une réglementation plus stricte à une hausse du prix du tabac. » Conséquences : une croissance annuelle estimée à 8 %, pour un chiffre d’affaires de 450 millions d’euros en 2018.

>>> Lire aussi : Le tabac fait tousser (aussi) votre budget

Un phénomène de « vape plaisir »

Pour expliquer cela, plusieurs raisons sont évoquées. La première concerne bien sûr l’arrêt de la cigarette traditionnel. D’après une autre enquête menée auprès de 2 599 personnes, 65% des sondés ont arrêté de fumer en passant par cette alternative. Pour beaucoup, vapoter n’est pas une nouvelle addiction mais représente réellement un moyen d’arrêter de fumer.

Touslesbudgets.com - © Pixabay.com-Lindsayfox

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