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Près d’un étudiant sur cinq renonce aux soins

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Les étudiants français sont 51,5% à affirmer être en difficulté financière, selon l’étude réalisée en 2015 par le réseau national des mutuelles emeVia. En conséquence, beaucoup d’entre eux renoncent à se soigner.

En 2015, les étudiants sondés étaient 15.6% à affirmer renoncer à des soins médicaux pour des raisons financières. Les étudiantes s’avèrent être les plus nombreuses à ne pas se soigner par manque de moyens (19.8% contre 10.8% pour les garçons). Elles se rendent toutefois davantage en pharmacie pour obtenir des conseils (18% contre 9.7%).

L’automédication plutôt qu’une consultation

Plutôt que de consulter un médecin généraliste, 54.1% des étudiants préfèrent attendre que leur maladie passe. Ils sont 49.2% à pratiquer l’automédication. Seuls 52.8% des étudiants ont pour habitude de se rendre chez leur médecin traitant.

Ce renoncement aux soins ne s’explique pas seulement par des problèmes de budget – ce critère n’arrive qu’en troisième position – puisque 82.1% des étudiants n’en éprouvent tout simplement pas le besoin, et 19.6% ne se font pas soigner par manque de temps.

Au cours de l’année 2015, les étudiants étaient 42% à renoncer à consulter un spécialiste, 39.9% aux soins dentaires et 31.1% à se rendre chez un médecin généraliste. Les étudiantes de moins de 21 ans sont seulement 39,1% à avoir vu un gynécologue au cours de l’année, contre 51.4% chez les plus de 23 ans. 27.3% des étudiantes ont ainsi renoncé à consulter, d’abord, parce que les délais d’attente pour un rendez-vous sont jugés trop long (12.9%). Ensuite, certaines étudiantes ne savent pas où consulter (10.9%) et le prix d’une consultation est trop élevé (6.3%).

Aller plus loin : Logement étudiant, comment bien chercher ?

75.4% des étudiants bénéficient d’une complémentaire santé

En France, seuls 70% des frais médicaux sont remboursés par la sécurité sociale. Pour avoir une meilleure couverture, 75.4% des étudiants ont adhéré à une complémentaire santé au cours de l’année 2015. Pour 71.8% d’entre eux, il s’agit d’une mutuelle parentale. Ils étaient 17% à disposer d’une mutuelle étudiante.

Afin de bénéficier d’une mutuelle complémentaire suffisante, il faut en moyenne débourser entre 20 et 30 euros par mois. Cette année, le tarif de la sécurité sociale est toujours fixé à 215 euros. Pour les étudiants qui n’ont pas adhéré à une complémentaire santé, la raison est la suivante : pour 31.8% d’entre eux, « c’est trop cher ».

Paradoxalement, si les étudiants choisissent de ne pas se soigner par manque de moyens, ils n’ont pas pour autant réduit leur consommation de tabac à la suite de la hausse des prix. En effet, même si 32.9% des sondés avouent être incités à arrêter de fumer pour faire quelques économies, 62.1% n’ont rien changé à leurs habitudes. Seuls 5% d’entre eux ont totalement arrêté de fumer.

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