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Salon DIY : pourquoi le « faire soi-même » cartonne

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Le salon Créations & savoir-faire, qui se tient du 15 au 19 novembre à Paris, attend cette année encore plus de 60 000 visiteurs. La tendance du « Do it Yourself » ne se dément pas en France.

La date n’est pas choisie au hasard. Chaque année, le salon Créations & savoir-faire* ouvre désormais ses portes mi-novembre, juste avant Noël. C’est incontestablement la période où les idées s’affolent, où l’on imagine des décorations de fête et où l’on ressent le plus le besoin de chouchouter son intérieur. C’est aussi un moment de partage où l’on cherche à développer des activités avec ses enfants, à coups de cuisine créative, petits objets fait-main et paquets cadeaux personnalisés.

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« C’est en fait un remède anti-crise », résume Vanessa Dousset, directrice du pôle « Do it Yourself » (DIY, faire soi-même) du groupe organisateur du salon. « Pas dans le sens où c’est économique », précise-t-elle immédiatement. « Mais plutôt parce que cela nous fait du bien, ça relaxe, et c’est une manière différente de consommer », poursuit cette passionnée qui a vu naître le salon en 1996. « Ça a tout de suite cartonné ! », se rappelle-t-elle. « A l’époque c’était très axé sur la broderie, la couture, la tapisserie et l’art. Il y avait une volonté de perpétuer le savoir-faire français et une envie de se souvenir du temps passé avec nos grands-mères. »

Un « phénomène de société »

Aujourd’hui, les choses ont beaucoup évolué. « La génération suivante a commencé à gouter au DIY au moment d’avoir un premier enfant, car les jeunes femmes se préoccupaient de la décoration de la chambre du bébé ou avaient envie de leur tricoter elle-même une layette », se souvient Vanessa Dousset.

Le mariage, et la nécessité de réduire les frais d’organisation, a également poussé bon nombre de femmes à s’intéresser au « faire soi-même ». Puis dans les années 2000, « on a changé de dimension », raconte la directrice du salon. C’est notamment l’apparition du scrapbooking, cette activité de collage de papiers et de toutes sortes d’embellissements qui subliment un album photo personnalisé. En parallèle, de jeunes femmes se sont mises à dessiner des patrons pour créer leurs propres vêtements, et des ateliers se sont développés dans toute la France.

« C’est devenu un véritable phénomène de société. D’abord parce que les crises ont continué puis parce que le marché est apparu assez juteux pour les fabricants, une multitude de marques se sont lancées et de nouvelles boutiques s’ouvrent chaque année. » Puis, Internet est arrivé. « Et là, ça a explosé ! » s’enthousiasme la spécialiste. « C’est un milieu très communautaire. L’amatrice de DIY a été l’une des premières à être connectée. Elle allait chercher des astuces sur les forums, échangeait sur les nouveautés… »

Et depuis quinze ans, les réseaux sociaux ont encore amplifié le phénomène. « On est fier de montrer ses créations, on se tient au courant des tendances, on repère des marques… » Pinterest est un formidable ambassadeur, Instagram a permis de toucher les plus jeunes et Youtube et Dailymotion enregistrent des milliards de vues grâce aux tutos.

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Pas forcément économique

Les tendances évoluent désormais à chaque saison et se mélangent aux influences déco des grands designers. « C’est le plaisir d’avoir des pièces uniques, dans l’air du temps mais à des prix accessibles », résume Vanessa Dousset, qui a vu le « bricolage au féminin, c’est-à-dire pas du gros œuvre mais plutôt la fabrication ou la customisation des objets » se développer ces dernières années. « Mais attention, penser que l’on fait forcément des économies est une fausse idée », prévient-elle. « Au départ, psychologiquement, on se dit que ça va couter moins cher de faire soi-même… Mais au final, on aime choisir des belles matières, de qualité, puisque c’est souvent pour soi-même ou pour offrir à des proches. Alors ce n’est pas forcément économique, mais on y gagne de la satisfaction et de la fierté ! »

Selon un sondage réalisé en juin par les organisateurs du salon, les « DIYeuses » consacrent ainsi en moyenne 306 euros par an à cette passion. Seules 15% d’entre elles déclarent être motivées par le gain financier mais 50% le font pour le « plaisir » et le « défi ».

>>> Hors du travail, des activités à la pelle

*Salon Créations et Savoir faire, du 15 au 19 novembre à Paris Expo Porte de Versailles, Pavillon 7.3, tous les jours de 9h30 à 18h30. Plein tarif 14 euros en prévente, 16 euros en caisse. Tarif jeune 10 euros.

Nataline Vittori - © Pexels.com/Pixabay

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