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Un réseau pour les pros du « petit » bricolage

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Monter un meuble, désherber une allée, accrocher un rideau… ces petits travaux sont synonymes de grands tracas quand on est allergique au bricolage. Pour répondre à ce besoin et permettre à des particuliers de compléter leurs revenus, l’entreprise SOS bricolage a développé un réseau de professionnels indépendants spécialisés dans ces tâches du quotidien.

Difficile de trouver une entreprise qui accepte de se déplacer pour poser une tringle de rideau, pour monter un meuble ou pour tailler une petite haie. Des tâches relativement simples mais qui ne sont pas toujours compatibles avec notre style de vie ou nos capacités physiques.

Pour répondre à cette problématique, Jean Lourdin a crée en 2009 SOS bricolage. L’occasion pour cet ex-cadre dirigeant de coupler son expertise dans le domaine du développement d’enseignes de franchises avec sa passion pour le bricolage. Le réseau s’inspire de ce modèle commercial sans subordination directe qu’est la franchise, de façon à lier des auto-entrepreneurs bricoleurs et leur offrir une meilleure visibilité auprès de la clientèle.

« Au moment de l’ouverture du marché des services à la personne, nous avons identifié celui du ‘’ petit bricolage’’ et du ‘’petit jardinage’’. Je dis ‘’petit‘’ car il s’agit de faire la différence avec le travail d’un artisan, pour qui le diplôme de qualification est obligatoire pour exercer son activité », explique Jean Lourdin.

Pour évaluer les problématiques de l’activité et s’assurer que le marché était viable, Jean Lourdin a exercé lui-même la fonction d’intervenant chez les particuliers avant d’intégrer les premiers travailleurs indépendants dans son réseau. Aujourd’hui, l’entreprise peut compter sur une équipe d’une centaine d’entrepreneurs répartis dans toute la France et rattachés à SOS bricolage par un contrat de licence de marque. Une formule que Jean Lourdin a voulue moins contraignante que le système de franchise.

« Nous avons développé notre concept dans un esprit social et solidaire. L’idée étant d’être un levier pour les personnes qui veulent développer leurs propres activités de prestation de services. »

>>> Lire aussi : Et si on osait le bricolage partagé ?

Un modèle qui fait ses preuves

Pour un coût de 5 000 euros d’entrée et de 160 euros de redevance mensuelle, chaque intervenant bénéficie d’un soutien administratif, comptable, commercial et marketing dans le développement de son activité. Soit, des conditions qui permettent aux auto-entrepreneurs de trouver rapidement le point d’équilibre financier.

Le kit comprend aussi la mise à disposition de véhicules utilitaires, des avantages tarifaires dans les magasins de bricolage partenaires et une formation initiale pour conseiller les intervenants dans la création de leur entreprise, dans la prospection et la fidélisation de sa clientèle.

Le réseau s’adresse aussi bien aux personnes désirant développer leur activité qu’à celles souhaitant compléter leur revenu. « Nous avons, par exemple, des intervenants qui sont chauffeurs de bus le matin et travaillent pour nous l’après-midi. L’intervenant est son propre patron et s’organise comme il le souhaite », explique Jean Lourdin. Selon le PDG, les intervenants travaillant à temps plein atteignent rapidement un chiffre d’affaire de 2 000 à 4 000 euros mensuels.

Côté clientèle, on retrouve des personnes âgées, des syndics d’immeubles, des professionnels libéraux ou encore des personnes qui n’ont ni le temps ni l’envie de s’adonner à ces petites tâches de jardinage ou de bricolage. Le service est facturé 40 euros de l’heure dont 50% peut être déduit des impôts. Pour être mis en relation avec l’intervenant le plus proche, il suffit de s’inscrire en ligne ou par téléphone en précisant la nature des travaux à réaliser.

Déjà bien implanté en Ile-de-France, SOS bricolage souhaite étendre son réseau à l’ensemble des départements de métropole et d’outre-mer. « Il faut une population de 20 000 à 30 000 habitants pour faire vivre un unique intervenant car les prestations sont assez ponctuelles et attribuées de façon locale, c’est-à-dire, dans un rayon de 10km », analyse Jean Lourdin.

Ainsi, pour répondre à la demande grandissante sur son site, l’entrepreneur prévoir un élargissement du réseau à 400 intervenants, soit trois à quatre par département. Depuis 2015, SOS bricolage est partenaire de Pôle emploi et se donne pour mission de favoriser la réinsertion professionnelle des demandeurs d’emploi.

Barbara Brayner - © Atelier 211 - Fotolia.com

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