Un site d'information
proposé par
Loisirs

Que cache le prix du forfait de ski ?

Le forfait de ski est un investissement pour les adeptes de glisse. Son coût permet pourtant de financer le fonctionnement de la station, notamment l’entretien des pistes et les remontées mécaniques. Illustration à Val Thorens, la plus haute station d’Europe.

Il est l’un des premiers postes de dépense des skieurs : le forfait, coûte en moyenne 29 euros par jour. Une dépense colossale pour les vacanciers. « Tu sais que quand tu pars au ski tu as 400 ou 500 euros par jour, c’est un budget », s’exclame une skieuse.

Financer l’activité des stations

Les forfaits sont pourtant indispensables pour financer l’activité des stations. Nous sommes ici à Val Thorens, le plus grand domaine skiable du monde. Le jour se lève à peine…Sur sa dameuse, Gilles, lui, achève bientôt sa journée de travail. L’objectif : constituer un manteau neigeux sur les 600 kilomètres de pistes de la station. « Il y a deux équipes de damage, une équipe qui commence le matin de 3h30 et qui termine à 9h30 et l’autre équipe, qui va travailler de 17h à 00h30. »

Un peu plus bas, derniers préparatifs pour les télésièges. Pour la sécurité des skieurs, les remontées mécaniques sont passées au peigne fin. « On vérifie tout ce qui est engrenage, pression des pneus, rails de roulement, tout ce qui est mécanique ».

A 9h, les skieurs peuvent enfin entrer en piste. Au total, les forfaits génèrent 65 millions d’euros pour la station. La moitié permettra de financer l’entretien des pistes, le personnel et les machines. Un tiers de ce budget sera aussi reversé sous forme d’impôt.

Des taxes qui pèsent lourd

« Le premier poste de dépense que nous avons, ça reste les taxes, puisque nous sommes des sociétés de délégation de service public, et qu’à ce titre nous avons des taxes supplémentaires, par rapport à une société normale. Nous avons notamment des taxes de redevance de concession puisque nous ne sommes pas propriétaire des terrains que nous utilisons et que nous les louons », explique Jérôme Grellet, directeur général de la SETAM, qui gère les remontées mécaniques de Val Thorens.

Beaucoup l’ignore, le forfait français est le moins cher du monde. Rapporté au kilomètre des pistes, il bénéficie aussi du meilleur rapport qualité prix.

Laurène Rimondi

Vous aimerez aussi

10 sports à pratiquer quand on ne skie pas

La montagne l'hiver, ce n'est pas que le ski ou le snowboard.

Ski : 6 astuces pour acheter son équipement à moindre coût

Pour tous les amoureux de la neige, voici quelques astuces pour acheter un équipement sans casser son porte-monnaie.

Ils l'ont dit sur tous les budgets
Entre 60 et 70% des pannes sur les petits appareils sont dues à un manque d’entretien

Camille Beurdeley, déléguée générale du Groupement Interprofessionnel des fabricants d'appareils d'équipement ménager

L'habitat connecté, c'est en permanence de l'innovation, il faut faire le tri

François-Xavier Jeuland, président de la Fédération française de domotique

Le marché automobile retrouve ses niveaux d'avant la crise

Flavien Neuvy, directeur de l'Observatoire Cetelem

Les jeunes ont compris que la thalasso, ce ne sont plus des sommes faramineuses

Philippe Gomez, président du syndicat national de la thalassothérapie

Le sushi n’est pas devenu un produit de masse et ne le deviendra pas

Bernard Boutboul, directeur du cabinet Gira Conseil